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lundi 19 mai 2014

Quant un scientifique essaye d'expliquer l'amour



Certains et certaines se demandent pourquoi ils n’ont pas rencontrés le compagnon ou la compagne de leur rêve. Tout en prenant en compte que l’on accepte cet état de fait, enfin qu’il existe donc une personne faite pour chacun d'entre nous ! 
Pour ma part je n’en ai aucuns doutes, peut-être ai-je été traumatisé sans le savoir par les supers productions de Walt disney ou autres récits de princesses et princes pas charmants qui nous bercent pendant notre enfance.
Ceci étant dit, pour essayer de confirmer ou infirmer cette idée largement rependue sur notre chère planète, rien ne vaut une approche scientifique. Bon j’avoue préférer penser que l’amour n’a rien de scientifique, mais que cet état provoque des réactions quantifiables (pupilles dilatées, hormones..). Mais ça, c’est mon avis et je ne veux pas froisser les dits scientifiques !
Une fraction de l’Humanité se passionne pour la recherche d’une vie extraterrestre et n’espère rien de moins qu’une rencontre directe, avec des extraterrestres visitant la Terre (pour chercher une pizza ou un DVD de d'ET). Il existe en revanche une recherche qui concerne tous les humains, c’est celle d’un terrestre extra, c'est-à-dire d’une âme sœur.
Comme je l’ai dit plus haut, il semble bien naïf de croire qu’une formule mathématique peut expliquer le fait de pouvoir tomber amoureux ou pas, et d’en prévoir la finalité.


Frank Drake montrant son équation. © Seti Institute

Il y a quelques années, Peter Backus, un doctorant en économie de l’Université de Warwick, tout près de Londres, plus ou moins par jeu, et poussé par son désespoir de ne toujours pas avoir trouvé son âme sœur à 31 ans, avait eu une idée originale:
Pourquoi ne pas appliquer une variante de la formule de Drake, destinée à évaluer le nombre N de civilisations extraterrestres existant dans la Voie lactée, pour estimer le nombre de femmes à Londres pouvant représenter une bonne approximation de la compagne idéale ?

Pour comprendre comment cela fonctionne voici une explication de la formule de drake :

L'équation de Drake
Nous sommes en 1961, à l’occasion des débuts du programme Seti, que l’astronome Frank Drake a eu l’idée d’introduire sa célèbre équation. L’équation elle-même est la suivante :


           
•          R* est le nombre d'étoiles en formation par an dans notre galaxie ;
•          fp est la fraction de ces étoiles possédant des planètes ;
•          ne est le nombre moyen de planètes par étoile potentiellement propices à la vie ;
•          fl est la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie apparaît effectivement ;
•          fi est la fraction de ces planètes sur lesquelles apparaît une vie intelligente ;
•          fc est la fraction de ces planètes capables et désireuses de communiquer ;
•          L est la durée de vie moyenne d'une civilisation.

Si l'on prend pour base le nombre de 300 millions d'étoiles dans la Voie lactée, une des estimations de Frank Drake lui-même était qu'il y avait 0,000003 % de chance de tomber sur une telle civilisation en écoutant en ondes radio d’une étoile de la Voie lactée choisie au hasard. C’est pas demain que je vais parler à ET et l’inviter à sortir boire un verre !!!

L'équation de Backus
Dans le domaine exploré par Peter Backus, l'équation de Drake présente la même forme sauf que N désigne maintenant le nombre d'âmes sœurs et que les différents paramètres signifient cette fois-ci :
•          le taux de naissance au Royaume-Uni ;
•          la fraction de personnes au Royaume-Uni qui sont des femmes ;
•          la fraction des femmes au Royaume-Uni qui vivent à Londres ;
•          la fraction des femmes à Londres qui sont dans le bon intervalle d'âge pour lui ;
•          la fraction des femmes d'âges appropriés à Londres avec une formation universitaire ;
•          la fraction des diplômés d'université, parmi les femmes d'âges approprié à Londres, qu'il peut trouver physiquement attractives ;
•          la durée au cours de sa vie où la rencontre avec une compagne idéale est possible.

Dans ce cas-là il y a une grande part arbitraire, bien spécifique à la personne. Comme dans son désir d’une femme avec une formation universitaire, d’âge précis etc …Mais cela est le cotés parfois un peu étroit de certaines personnes qui ne conçoivent pas une relation avec une ou un individu qui ne soit pas du même milieu social. Ce qui pour ma part est absurde. Car la valeur et l’intelligence d’une personne ne se quantifie pas à travers son parcours de vie et ses diplômes, mais cela sera un autre sujet que je traiterai peut être un jour..

Résultat ?
En première estimation, Backus trouve qu’il existerait au Royaume-Uni environ 10.510 femmes, âgées de 24 à 34 ans, susceptibles de lui convenir. Cela équivaut à 0,017 % de la population du Royaume-Uni, ou 0,14 % des Londoniens. Il aurait donc plus d’une chance sur mille lors d’une nuit à Londres de trouver l’une d’entre elles.
Sauf que, comme il le reconnaît lui-même, d’autres facteurs doivent intervenir, qui n’ont pas été pris en compte dans la première version de l’équation. Ainsi, il estime par exemple que seulement 1 sur 20 de ces 10.510 femmes vont le trouver physiquement attractif et seulement la moitié sont célibataires.
Au final, le chiffre tombe à 26 dans tout le Royaume-Uni ! Ce qui lui fait dire qu’il a 0,00034 % de chance de tomber sur la femme de sa vie. Mmm assez déprimant non ?


Conclusion
La science ne pourra jamais expliquer la magie de l’amour qui n’est pas quantifiable, aucunes formules ne sera remplacer l’alchimie qui s’opère entre deux êtres. Même si dans « alchimie » nous trouvons le mot « chimie » qui est la conséquence d’un état et non d’un fait mesurable et explicable par une formule mathématique.

Nos chers scientifiques devraient plus se pencher sur les mystères autres qui pourraient améliorer la vie de chacun d’entre nous non ? Mais bon, au moins il aura essayé !




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